L’okara de tournesol à l’honneur

Depuis plus de quatre ans, avec Daniel Dubé de la Ferme du pré rieur, nous essayons de faire connaitre ce magnifique produit qu’est l’Okara et toutes les avenues cosmétiques qu’il permet.

Je vous partage cet article sur cette fabuleuse matière première biologique 100% Made in Saint-Jean-Port-Joli

Utiliser le tournesol pour réduire l’empreinte écologique de cosmétiques

Le 22 février 2022 — Modifié à 15 h 29 min le 22 février 2022

Photo de Anne-Frédérique Tremblay
Par Anne-Frédérique Tremblay
Utiliser le tournesol pour réduire l’empreinte écologique de cosmétiques

M. Daniel Dubé, propriétaire de la Ferme du Pré Rieur. (Photo de courtoisie)

La Ferme du Pré Rieur de Saint-Jean-Port-Joli et la compagnie Culture Sauvage de Montréal ont travaillé ensemble afin de développer une formule écologique pour les produits cosmétiques. L’objectif de base était de diminuer l’empreinte écologique en trouvant une alternative aux produits habituels utilisés dans les soins pour la peau qui se veulent très polluants. Leur solution : des résidus agricoles de tourteau de tournesol.

M. Daniel Dubé, propriétaire de la Ferme du Pré Rieur, a été contacté par Mme Sandrine Chabert, de la compagnie Culture Sauvage, en 2017. Après plusieurs démarches, ils ont réussi à produire l’OKARA de Tournesol. Il s’agit de fines particules qui peuvent être utilisées comme une matière exfoliante dans les produits de beauté tels que des soins du corps, gommages, fabrication de savons, etc. De cette façon, il est possible de remplacer les matières utilisées à l’habitude dans les cosmétiques (ex : la pierre ponce, la coque de noix de coco) afin de réduire l’empreinte écologique qui peut être catastrophique à long terme.

Les deux collaborent depuis quatre ans afin de promouvoir l’OKARA de tournesol qui se veut 100% local et biologique. Le résidu fabriqué par Pré Rieur est réduit en une poudre fine après séchage et est utilisé pour son pouvoir gommant. (…).

Selon les informations de la ferme, la fibre végétale biologique est un résidu et n’a aucune empreinte écologique. Elle vient de la terre et retourne à la terre. Cette alternative permet également de réduire les coûts de matières premières. Le produit transformé est en effet plus abordable que les propositions importées présentement.

Un savon OKARA. (Photo de courtoisie)

Quelques faits

Selon une étude réalisée par la revue Environnemental Science et Tehcnology, plus de 8 000 milliards de microbilles se déversent dans les habitats aquatiques tous les jours. Il est également mentionné par l’association Surfrider Foundation qu’un seul tube de cosmétiques ou produit pour des soins peut en contenir des milliers. Les collaborateurs rappellent que les microbilles de plastiques sont interdites depuis 2018 dans l’industrie cosmétique.

Selon la Ferme du Pré Rieur, l’Okara de Saint-Jean-Port-Joli est la seule fibre exfoliante au Canada de grade biologique.

Du OKARA. (Photo de courtoisie)