Huile ou beurre, choisir  le meilleur pour sa peau

Que vous aimiez un soin liquide ou un soin solide, les huiles et les beurres peuvent vous apporter tous leurs bienfaits.

Les deux sont efficaces, le procédé de fabrication étant sensiblement le même.

Mon atelier beauté

On les choisit BIO évidemment ou issus de l’agriculture raisonnée, c’est à dire celle qui emploie moins de pesticides que l’agriculture conventionnelle, et idéalement fabriqués ou vendus par un vendeur certifié Slow cosmétique.

Pratico pratique : Le transport

Le beurre étant sous forme solide, il se transporte facilement dans un pot hermétique et pourra être prélevé à l’aide d’une spatule. Il devra ensuite être étalé et dépendemmant du type de beurre, il fondra plus ou moins vite. Vendu dans un contenant de verre, c’est un gage de qualité puisque le produit n’est pas altéré par une possible migration des particules de plastique dans le produit.

L’huile quand à elle, toujours liquide (sauf coco et babassu), peut voyager dans une bouteille, ce qui est pratique, si on fait surtout attention à fermer le capuchon bien solidement. On privilégie ici encore, une bouteille de verre, pour les mêmes raison que pour les beurres.

Huile de Babassu par Culture sauvage

Pur ou pas ?

Cela dépend.

Le beurre de karité par exemple, est un produit pur, fabriqué par le broyage d’une noix ; on sépare les résidus du beurre par un simple nettoyage à l’eau bouillante, la saleté tombe au fond et le beurre demeure sur le dessus après nettoyage, en gros, évidemment.

Beaucoup de beurres végétaux sur le marché ne sont pas purs puisque par essence, ils proviennent d’une huile (beurre d’avocat, beurre de carrotte, etc.), ils sont donc « fabriqués » en mélangeant une cire hydrogénée (souvent du Soya) à de l’huile. Vous les reconnaitrez facilement en regardant la liste des ingrédients (INCI International Nomenclature Cosmetic Ingredient ) : Hydrogenated Vegetable Oil (and) Tocopherol. Ce n’est pas catastrophique en soi, mais ce n’est pas un ingrédient pur puisqu’à la base, il ne peut tout simplement pas exister.

Les huiles quand à elles, sont généralement pures et si vous lez choisissez BIO, elles pourront alors vous offrir leur plein potentiel en terme de soin et d’hydratation. Les petits producteurs ne peuvent pas toujours débourser pour obtenir une certification BIO, mais ils vous feront visiter leurs installations et vous pourrez alors choisir de les soutenir directement. Les huiles seront fraîches et produits en petites quantités, un must.

Beurre de karité Culture Sauvage

BIO ou pas

À vous de voir !

Je privilégie personnellement le BIO mais aussi le local ou l’équitable. J’utilise par exemple un beurre de Karité CRU qui n’est pas certifié BIO mais qui est artisanal, fabriqué à Conakry en Guinée ET mis en marché par des femmes.

Désodorisés ou pas

Oui, incontestablement !

L’huile d’argan par exemple, ne sent vraiment pas bon et on peut penser qu’elle est rance donc inutilisable pour des cosmétiques. Sentir la vieille chaussette toute la journée, très peu pour moi en tout cas. Même chose pour le beurre de karité, son odeur est très forte, voire désagréable, mais le soin est divin. Alors on l’utilise en petite quantité ou dans des savons où l’odeur disparaitra complètement.

En cosmétique, l’odeur est essentielle et pour ne pas aimer ajouter des fragrances dans mes cosmétiques, je sais que ceux que je parfume plaisent davantage.

Photo de Mehmet Turgut Kirkgoz sur Pexels.com

Animal ou végétal

Végétal !!!!!! VÉGÉTAL !

Non, vous n’envisagez sérieusement pas de vous tartiner avec du gras provenant d’un être vivant ? Je vous rappelle mon article concernant l’huile d’émeu. Donc si vous voyez cet INCI : Dromiceius oil, fuyez !

Ce n’est tout simplement pas possible, alors NON NON et encore NON.

Et les macérats

Les macérats sont fabriqués en faisant macérer à chaud, des plantes dans une huile. On peut extraire beaucoup des propriétés d’une plante, sans surchauffer, ni abimer la plante ou l’huile. La meilleure est selon moi la solarisation, car elle utilise la chaleur du soleil, ce bienfaisant astre !

Je fabrique mes macérations en été, je mets des plantes sèches ou fraîches dans l’huile de tournesol, et hop, au Soleil et à la Lune. Je retourne les bocaux plusieurs fois par jour, un rituel de bonheur.

En hiver, les macérations se font à l’intérieur juste en arrière d’une fenêtre bien éclairée.

Les avis sont partagés mais personnellement, je suis vraiment convaincue par les résultats de ces extractions, les odeurs, les couleurs, tout est juste magnifique !

Calendula Extrait botanique Culture Sauvage